Après avoir utilisé LVM de façon assez intensive, je vous assure qu'il est rare d’être ennuyé avec cet outil. Voici néanmoins quelques astuces pour éviter les rares pièges dans lesquels vous pourriez tomber.

Absence des devices dans /dev

Au niveau de LVM, tout semble OK. (la commande vgs vous affiche bien vos groupe de volume par exemple). Mais les fichiers habituellement présent dans /dev ne sont plus la. Impossible donc de monter le système de fichier, puisque la commande mount ne trouve pas "/dev/nom_vg/nom_lv".

Deux causes possibles. Soit les groupes de volumes sont bien actifs, mais quelqu'un à malencontreusement effacé les devices. La commande suivante va les re-créer automatiquement : vgmknodes

Si cette commande ne fonctionne pas, vous êtes probablement dans le deuxième cas de figure, et que c'est le groupe de volume lui même qui n'est pas activé. Cela se produit par exemple quand le groupe de volume n'a pas pu être lancé au démarrage de la machine, et que le PV à été "ajouté" ensuite (ré-assemblage d'un raid après le démarage de l'OS par exemple). La encore, la solution est très facile, il suffit d'activer le groupe de volume avec : vgchange -a y nom_du_vg. Le y permet d'activer, un n permet au contraire de rendre le groupe inactif. Les entrés dans /dev sont crées et supprimés automatiquement.Notez qu'il est aussi possible d'activer ou de désactiver chaque volumes logique indépendamment les uns des autres (lvchange -a y nom_du_lv).

Mieux sécuriser les méta data sur les disques

Si vous n'avez pas beaucoup de "disques" (PV) dans vos groupes de volumes, il est préférable que les méta données LVM soient présentes en plusieurs exemplaires sur les disques. C'est évidement encore plus vrai si il n'y a qu'un seul disque dans le groupe, ce qui est généralement le cas lorsqu'on utilise un stockage en raid. Attention, il n'y a qu'au moment de la création du disque physique avec la commande pvcreate que l'on peut indiquer le nombre de copie souhaité (0, 1 ou 2) pour les méta données. L'option à utiliser est "--pvmetadatacopies", 1 étant la valeur par défaut. EDIT : Attention, une deuxième copie des meta-données peut toutefois poser problème dans certains cas, voir ici.

Surveiller et analyser l'utilisation des disques

Si vous aussi vous aimez bien savoir ou sont vos données, l'option -m de pvdisplauy (et lvdisplay) est faite pour vous. Ces informations sont aussi disponibles dans les fichiers /etc/lvm/backup/*, mais l'affichage de pvdiplay -m pv est plus lisible.

Si vous avez des problèmes de performances sur les disques, vous allez probablement vouloir utiliser des outils comme iostat. Malheureusement, lorsque on utilise LVM, on utilise le device mapper. C'est aussi le cas lorsque l'on fait du chiffrement etc. Au final, la commande iostat ne vous affichera donc plus seulement des disques (/dev/sdX) mais des devices de la forme "/dev/dm-X". Chaque device correspondant à des volumes logiques différents, mais il n'est pas toujours facile de faire le lien, et donc de trouver quel volume logique est le plus sollicité par exemple.

Pour cela, j'ai écrit ce tout petit script. Il vous permettra d'obtenir les informations d'un iostat, mais en remplaçant les devices "dm-X" par le nom des volumes logiques. Il peut s'utiliser de deux façon différentes. Sans arguments, son affichage correspondra alors à la sortie d'un iostat -k 1 2. Il est aussi possible de lui donner le nom d'un "dm-X", et il vous donnera l'équivalent LVM. Exemple :

# ./lvmiostat dm-1

Le volume correspondant est : ovg-cam

Ici, le device "dm-1" correspond donc au volume logique cam, du groupe de volume ovg.