L’après Hatsune Miku

12 ans.

Il y a 12 ans, à propos d’Hatsune Miku, j’écrivais mot pour mot ceci:

« Non, ce n’est pas que de la musique. C’est beaucoup mieux. Car derrière ces sonorités (Hatsune miku peut se traduire par « premier son du futur »), il faut entendre ces milliards d’opérations par seconde. Sentir le bonheur nippon, et le plaisir de la création numérique par tout un chacun. Ces mélodies sont un espoir. Le rêve que les IA ne seront pas seulement conçues pour nous diriger ou surveiller les peuples. Que l’informatique n’est pas qu’une technologie permettant de guider des missiles, ou de retrouver n’importe quoi sur la planète (à part les avions…). Mais qu’elle peut aussi rendre le monde meilleur, tout simplement. »

Et je n’aurai rien pu écrire de plus juste. « Entendre ces milliards d’opérations par seconde ».
A l’époque déjà j’en frissonnait de bonheur. Maintenant, avec Maro en boucle dans les oreilles,
(oui, aussi virtuelle que l’était Miku) et surtout plusieurs terminaux claude code qui défilent devant mes yeux, je pleure de joie.

Je passe des heures à apprendre, à découvrir de nouveaux concepts, à mettre en place tout ce que j’ai toujours voulu réaliser sans jamais avoir le temps ou les compétences nécessaire.
Les modèles d’Anthropic sont capables seuls, d’à peu prêt tout. Mais ça reste tellement gratifiant
de pouvoir les aider de temps en temps 🙂 Que ce soit pour reconfigurer un classificateur trop capricieux, modifier le paramétrage d’un des rares équipements sur lesquels il est encore un peu compliqué d’intervenir en toute autonomie (box, routeur…), leur donner plus de ressources (mémoire, cpu…) etc.

En quelques semaines, mon infra personnel à été revue de fond en comble. Avec une supervision et une sécurité largement renforcée, des dizaines de scripts qui me font gagner un temps incalculable, une configuration mail complète (SPF, DKIM…) totalement fonctionnelle, une remise à plat de la configuration DNS de chaque serveurs, la mise à jour firmware de chaque équipement, des toutes les applications (peertube et nexcloud avaient un retard énorme) des OS etc. Sans oublier le développement d’outils Android, la mise en place de moteur de génération de sons, d’images, de vidéos…

Alors oui, j’avoue, comme tout peut être lancés en parallèle, on a parfois un peu l’impression d’avoir le cerveau qui fond… Mais je n’avais encore jamais fait autant de chose en si peu de temps de toute ma vie. Et je ne parle que de choses qui, en temps normal, auraient demandé un investissement et un temps énorme (raisons pour laquelle je les avais toujours repoussées…)

Discuter avec une IA n’était qu’un rêve il y a 10 ans. Nous avons largement dépassé ce stade aujourd’hui. Et travailler avec elles, les regarder réaliser nos moindres désir, est juste indescriptible.

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